Archives de catégorie : Interviews

Interview dans le journal « La vie »

Après vingt années passées dans la franc-maçonnerie, Christophe Flipo a découvert le Christ. Et fait ses adieux à ses frères maçons. Désormais convaincu que seul Dieu propose un vrai chemin de bonheur. C’est un chemin progressif qui m’a amené à quitter la franc-maçonnerie. La conversion d’un couple d’amis, Cyrille et Virginie, à Rocamadour, nous a mis en route, Frédérique, mon épouse, et moi, en 2011. Là-bas, nous avons rencontré des chrétiens au service des pèlerins et des touristes. En discutant avec eux, en voyant notamment ces jeunes croyants épanouis, en écoutant les enseignements du recteur du sanctuaire qui nous a accompagnés dans ce cheminement, en appréciant la liturgie du lieu, nous avons vécu un véritable bouleversement. Ce sont les chrétiens et l’Église qui nous ont convertis, par l’exemple. Je ne doute pas que Dieu nous parle à travers les hommes.

Interview par les éditions du Cerf

DE LA FRANC-MAÇONNERIE A LA FOI CATHOLIQUE : HISTOIRE D’UNE (RE)CONVERSION

Ingénieur architecte informatique, passé par la franc-maçonnerie, où il a été reçu dans les hauts grades, désormais simple paroissien, Christophe Flipo vit avec son épouse entre Londres et le Nord de la France.

1° Christophe Flipo, vous vous êtes détourné de la fraternité des loges pour rentrer dans la communion de l’Eglise, mais cette conversion ne s’est pas fait sans l’épreuve du questionnement. En lisant votre témoignage, on se demande s’il n’est pas possible de concilier la franc-maçonnerie et la religion ?
J’ai « travaillé » dans une obédience déiste, pour laquelle la croyance en un Dieu créateur était un prérequis à l’adhésion maçonnique. Ce Dieu que les maçons appellent le grand architecte de l’univers, n’est que le plus petit dénominateur commun de toutes les religions du monde. Autrement dit, c’est un dieu de papier, sans consistance. Etre chrétien, c’est remercier le Christ rédempteur, c’est reconnaître la présence de l’Esprit Saint ou encore, c’est s’en remettre à Dieu, amoureux des hommes. Dès lors, comment un chrétien peut-il adorer un deuxième dieu sans matière ni finalité ?
2° L’histoire de votre conversion à la religion catholique est également une réflexion sur le couple et la complémentarité des sexes. Quelle conception avez-vous du couple et du mariage ?
La priorité de chacun est l’épanouissement de l’autre. Le couple se transforme au fur et à mesure de sa vie. Amoureux transis, couple passionné, parents inquiets et enfin grands-parents, témoins de la vie renouvelée. Quel est le point commun de tous ces couples ? C’est la vie spirituelle des deux conjoints. C’est cela le projet du mariage. Comment s’aimer toujours si l’on n’avance pas sur un même chemin spirituel ?
La maçonnerie laisse le conjoint sur le bord de la route. Elle n’unie pas les cœurs, qui s’éloigneront peu à peu. De plus, elle force le conjoint à une discrétion non désirée à l’égard des amis ou de la famille.
3° Quelle différence faites-vous entre la spiritualité maçonnique et la spiritualité chrétienne ?
La spiritualité maçonnique s’inscrit dans l’immanence de l’homme, c’est-à-dire avec la finalité de se connaitre soi-même. Les rites maçonniques mettent en scène des symboles dans une dimension sacrée limitée à l’échelle de l’homme.
Les chrétiens reconnaissent la transcendance de l’homme et la présence de Dieu. Nous sommes déjà dans son Royaume, tout nous est possible, il suffit d’accueillir cette vérité. Par conséquent, les sacrements chrétiens deviennent réalité et conduisent à l’avènement du saint. On ne pratique des rites pour les rites eux-mêmes.
4° Quels ont été les éléments déclencheurs qui ont provoqués votre saut dans la foi?
Nous avons vécu une très belle histoire, parfois étrange et douloureuse mais qui s’est terminée dans la joie du Christ. Ce n’est pas une douche mystique et soudaine qui nous a convertis, c’est le « Christianisme de compagnonnage » comme l’appelle Jean-Guilhem Xerri dans son livre « A quoi sert un chrétien ». Nous avons fait des rencontres formidables, des gens heureux qui partageaient leur foi à cœur ouvert. Des petits signes parfois, mais toujours un grand OUI à l’invitation du ciel.
En m’intéressant au rite de la messe et des sacrements, j’ai aussi découvert la richesse symbolique de l’enseignement de l’église et des évangiles. Je me suis rendu compte que je lisais des livres sur les évangiles au lieu de lire les évangiles eux-mêmes. J’errai dans des traditions bibliques souvent sans fondement plutôt que de m’intéresser au cœur de la révélation.
5° Vous décrivez votre conversion comme un parcours semé de signes, mais comment pouvez-vous déterminer que ces signes relèvent bien de la foi et non pas de la superstition ?
De par ma culture et formation, Je suis extrêmement rationnel. Les superstitions n’ont aucune emprise sur moi. Ce que nous avons vécu est de l’ordre de la foi car tous les signes que j’ai reçus peuvent être partagés et compris par tous. Je ne parle pas de sensation étrange mais d’une conjonction de faits qui m’a conduit vers la foi. C’est cet enchainement d’événements qui m’a troublé. Dieu s’occupe de chacun. C’est cela que j’ai découvert finalement. « Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point: » Lc 12,7
6° Pourquoi avoir choisi d’intituler votre livre-témoignage, « la meilleure part » ?
Dans notre histoire, le défi a été de faire des choix. Sommes-nous Marthe ? Sommes-nous Marie ? Voulons-nous garder notre tranquillité de parents ? Ou sommes-nous prêts à partir sur le chemin du Christ ? Choisir la meilleure part !

EN LIBRAIRIE LE 19 FEVRIER 2015
176 pages.
Contact presse
Isabelle Marchandier – 01 80 05 36 16 – isabelle.marchandier@editionsducerf.fr

Interview Radio Notre Dame

Interview de Christophe Flipo pour son livre la meilleure part
Interview de Christophe Flipo pour son livre la meilleure part



Play Podcast Radio Notre Dame La meilleure part

Interview de Christophe Flipo, Comment un Franc-Maçon a redécouvert la foi chrétienne dans une histoire étonnante.